Pourquoi votre bac à compost sent pire en juillet, et ce qui règle vraiment le problème
Chaque été, c'est la même histoire. Le bac à compost qui ne dérangeait personne en mai se fait sentir du bout de l'entrée dès la mi-juillet. Ce n'est pas de la malchance, et ça ne veut pas dire que vous compostez mal. C'est de la chimie, de la chaleur et quelques mouches qui font exactement ce pour quoi elles sont faites.
Ce que vous sentez vraiment
Les restes de table commencent à se décomposer dès qu'ils tombent dans le bac. Quand l'air circule, cette décomposition est lente et presque sans odeur. Un bac fermé, rempli de restes humides, c'est tout le contraire : l'oxygène s'épuise vite, et les bactéries qui prennent le relais travaillent sans air. Ce sont elles qui produisent les odeurs aigres et pourries que vous connaissez, notamment des composés soufrés et de l'ammoniac.
Les protéines empirent les choses. La viande, le poisson, les produits laitiers et les œufs se décomposent en composés parmi les plus désagréables, c'est pourquoi une seule carcasse de poulet peut prendre le dessus sur tout le bac. Les pelures de légumes et le marc de café, eux, restent discrets.
Pourquoi juillet est le pire mois
Les bactéries travaillent plus vite quand il fait chaud, et un bac de plastique foncé en plein soleil devient beaucoup plus chaud à l'intérieur que l'air ambiant. Par un après-midi de canicule, l'intérieur d'un bac fermé ressemble un peu à une mijoteuse. Des restes qui prendraient une semaine à tourner en octobre peuvent tourner en un jour ou deux en juillet.
La chaleur attire aussi les mouches. Une mouche domestique repère la nourriture en décomposition de loin, et il lui suffit d'un petit espace autour du couvercle ou d'un peu de résidu sur le rebord. Par temps chaud, les œufs peuvent éclore en moins d'une journée. Voilà comment un bac vidé le mardi peut avoir des vers le vendredi : ils ne viennent pas des anciennes ordures, mais des nouveaux restes et d'une mouche qui a trouvé son chemin.
Les résidus, la partie qu'on oublie
La collecte vide le bac, mais elle ne le nettoie pas. Une mince couche de liquide et de débris reste collée au fond et sur les parois, et c'est là que les bactéries et les œufs de mouche continuent leur travail entre deux collectes. C'est aussi pour ça qu'un bac peut sentir même lorsqu'il est presque vide. Tout ce que vous faites contre les odeurs fonctionne beaucoup mieux une fois ce résidu enlevé.
Les habitudes qui changent vraiment les choses
Le changement le plus efficace, c'est de traiter les protéines à part. Gardez la viande, le poisson et les os dans un contenant au congélateur et sortez-les seulement le jour de la collecte. Ils passent quelques heures dans le bac plutôt que plusieurs jours, et ils y entrent congelés, ce qui ralentit tout.
Ensuite, donnez un endroit où aller au liquide. Quelques feuilles de papier journal ou un morceau de carton aplati au fond du bac absorbent l'humidité et empêchent les restes de coller au plastique. Emballer les restes humides dans du papier journal avant de les jeter fait le même travail. Vérifiez les règles de votre municipalité sur les sacs : le papier est largement accepté, alors que les sacs de plastique, même ceux vendus comme compostables, ne le sont souvent pas.
Gardez le couvercle bien fermé et le rebord propre, puisque c'est là que les mouches se posent en premier. Si possible, placez le bac à l'ombre plutôt que contre un mur ensoleillé. Et après chaque collecte, pendant que le bac est vide, un rinçage rapide ou un peu de bicarbonate de soude au fond font une grande différence.
Quand un rinçage ne suffit plus
Si le bac a passé un mois ou deux de chaleur sans vrai lavage, les résidus cuisent sur les parois et le boyau d'arrosage n'en viendra pas à bout. C'est là qu'un lavage à l'eau chaude haute pression suivi d'une désinfection vaut la peine. Fait juste après la collecte, quand le bac est vide, il le remet à zéro, et les habitudes ci-dessus le gardent propre beaucoup plus longtemps.
Le bac à compost rend un vrai service. Il a seulement besoin d'un petit coup de main pour traverser les semaines les plus chaudes de l'année sans prévenir toute la rue.